Slow travel : 5 conseils pour voyager lentement

par | 17 Fév 2021 | Écologie, Tourisme durable

Afin de faire face à l’urgence climatique et prévenir les inconvénients du tourisme sur l’état de la planète, le slow travel apporte quelques réponses. En plus de nous apprendre à prendre le temps, le slow travel limite notre impact environnemental. Le slow travel vous invite à ralentir, à faire des choix plus slow, des activités plus durables, de consommer localement …  Pour vous aider à vous lancer dans le slow travelling, voici 5 conseils pour voyager lentement.

Qu’est-ce que le slow travel ?

Le slow travel est une forme de tourisme durable qui vous invite à ralentir. Il est intimement lié au mouvement slow, apparu en 1986 avec le mouvement slow food de Carlo Petrini en Italie. Ce dernier voulait s’opposer à l’ouverture des fast food à Rome et inviter les Italiens à continuer à consommer de façon locale, dans les restaurants traditionnels de la ville. En 1989 une association à but non lucratif est créée. Aujourd’hui c’est plus de 100 000 membres dans le monde entier.

« Il est inutile de forcer les rythmes de notre existence. L’art de vivre consiste à apprendre comment dédier du temps à chaque chose » Carlo Petrini

Pratiquer le slow travel c’est prendre le temps d’adapter votre propre rythme, de déconnecter de l’agitation quotidienne. En voyageant plus lentement, vous ne courrez plus après le temps et les visites. Vous plongez pleinement dans la destination que vous visiter pour vous en imprégner et apprendre. Je vous invite à aller à la rencontre des locaux pour découvrir leurs savoir-faire, leur gastronomie et leurs coutumes. ⁣

Le slow travel c’est aussi limiter son impact écologique, laisser le moins de traces possible de son passage.⁣ Pensez à ramasser l’ensemble de vos déchets, faites le tri, n’embêtez pas les animaux sauvages et respectez leur habitat naturel, respectez la flore, ne pas cueillir des plantes rares ou en danger,…

Vous laisserez également une bonne impression auprès des populations locales et de toutes les personnes que vous croiserez.

Slow travel : 5 conseils pour voyager lentement

1. Pratiquez des activités de pleine nature

Les activités de pleine nature vous incite à ralentir et à prendre le temps. Vous êtes soumis aux conditions météorologiques et naturelles des lieux que vous allez visiter. Elles sont également de merveilleux moyen pour profiter des biens fait de la nature sur vous. 

Personnellement, mon activité favorite en voyage c’est la randonnée pédestre. C’est le moment pour moi de me fondre dans la nature et de découvrir le territoire. Il n’est pas rare en randonnée d’observer la faune et la flore, d’en apprendre davantage et de s’enrichir. Par exemple, lors de notre séjour dans les gorges du Verdon, j’ai découvert que les basses gorges du Verdon accueillent 12 espèces de chauves-souris qu’il est important de préserver et donc de respecter. J’ai également découvert une espèce de plantes typique de ce territoire, la Dauphinelle Fendue. Souvent les randonnées m’amènent à mieux comprendre l’environnement qui m’entoure.

MA LISTE DE MATÉRIEL POUR UNE JOURNÉE DE RANDONÉE

Il existe un tas d’activité de pleine nature :

  • Le canyoning, le canoë, le kayak,
  • La randonnée aquatique,
  • Le VTT / le cyclisme,
  • La randonnée équestre,
  • Le snorkeling,
  • La planche à voile, 
  • Le surf,
  • Et bien d’autres encore.

Pour mieux comprendre le territoire n’hésitez pas à vous munir d’un guide de voyage – les guides ViaTao sont excellents. Si vous avez la chance de loger chez l’habitant alors, n’hésitez pas à poser des questions et échanger avec eux. La rencontre fait partie intégrante du slow travel. 

2. Pratiquez le slow food

Le slow food peut sembler simple à mettre en place en voyage. Néanmoins, je trouve que c’est l’une des pratiques qui demandent le plus d’investigations. En effet, il faut connaître  les petits producteurs, les restaurants “fait-maison”, les produits de saison et les spécialités du territoire. Tout ceci implique pas mal de recherches en amont du voyage.

Pour pratiquer le slow food il faut :

  • Consommer des produits frais, locaux et bio c’est encore mieux,
  • Manger dans des restaurants locaux qui proposent du “fait-maison” avec des produits frais et de saison,
  • Acheter directement aux producteurs ou dans les boutiques de producteurs (il y en a de plus en plus en France),
  • Découvrir les saveurs et savoir-faire régionaux,
  • Prendre le temps de cuisiner les produits locaux que vous pourrez trouver dans les marchés et/ou boutiques,
  • Prendre le temps de manger, de s’asseoir, de s’installer…

Bien sûr, pour pratiquer le slow food vous bannissez totalement les fast food ! Mais je crois que ça va de soi ? 

3. Redéfinir son mode de transport 

Le slow travel pousse à limiter les voyager en avion. Pour pratiquer le slow travel il est bon de redéfinir son mode de transport et de penser aux mobilités douces comme le train. Lorsque l’on veut devenir un voyageur lent il faut changer de prisme, de vision. Vous n’êtes plus de simple touriste, vous êtes un voyageur responsable et conscient.

C’est-à-dire ? Le trajet n’est plus la corvée du voyage. Il fait parti du voyage, il est même une part importante de votre voyage. Une fois que vous avez changé ce prisme vous pourrez envisager de prendre d’autres moyens de transports que l’avion pour vous rendre d’un point A à un point B.

En optant pour le train, vous pourrez admirer des paysages somptueux, que vous louperiez si vous preniez l’avion. 

Notre expérience en Norvège

Lors de notre voyage en Norvège, j’ai rejoint Yann en avion. Une fois sur place il était hors de question que l’on prenne des vols internes. Alors, on a préféré prendre un train de nuit pour parcourir la distance entre Oslo et Vossevangen. J’ai peu dormi car j’étais en train d’écrire mon mémoire de fin d’étude. Je ne regrette pas ce manque de sommeil car vers 3h du matin le soleil a commencé à se lever et j’ai pu admirer des paysages à couper le souffle. Ça a été l’un des plus beaux moments de mon voyage en Norvège. J’étais détendue et j’ai réalisé la chance que j’avais de pouvoir admirer ces paysages somptueux. 

Voilà une des raisons pour lesquels je vous invite à vraiment changer d’angle de vision. Expérimentez, la première fois ne sera peut-être pas très confortable pour vous, mais c’est normal. Lorsque l’on sort de sa zone de confort les choses ne sont pas toujours simples. En revanche, on revient rarement en arrière et on veut toujours aller plus loin.

Dans l’année j’ai lu les 4 accords toltèques et j’aimerai attirer votre attention sur le dernier accord. Je pense qu’il s’applique parfaitement à une transition vers un voyage plus responsable : « Faites toujours de votre mieux ». Lorsque l’on commence une transition écologique le chemin est long, rempli d’incertitudes et de doutes mais tant que vous faites de votre mieux vous arriverez au bout. Alors faites toujours de votre mieux en fonction de vos moyens (financiers, psychologiques et physiques), en fonction de vos envies.

Mon petit tips pour réserver le bon train (ou bus), rendez-vous sur Rome2Rio. Ce site vous permet de comparer les temps de trajet et les prix en fonction de votre trajet. Vous allez voir c’est génial, je ne m’en passe plus.

4. Partez plus longtemps

Mon 4ème conseil pour pratiquer le slow travel est de partir plus longtemps. Ce conseil s’applique à tous les voyageurs. Cependant, si vous partez à l’autre bout du monde, à mon sens il faut toujours avoir au moins 3 semaines devant soit. Et ne pas s’éparpiller. Profitez pleinement de l’endroit que vous aurez choisi et ne chercher pas à tout voir, tout visiter, tout faire ! Ce n’est pas possible, ça va être des vacances super stressantes et peu écologiques. 

Si vous voyager localement, à quelques kilomètres de chez vous partir plus longtemps vous permettra surtout de vraiment déconnecter et de vivre lentement pendant votre séjour. Je pense qu’il faut vraiment que l’on re-définisse ce besoin permanent de partir à l’autre bout du monde pour déconnecter et savourer notre voyage. 

Partir plus longtemps c’est aussi avoir le temps de créer des liens forts avec les locaux. C’est prendre le temps de comprendre la vie locale, de s’y intégrer et d’y participer. Voyager plus longtemps c’est prendre le temps de découvrir, d’apprendre et de vivre une expérience enrichissante. Je pense que l’on laisse trop souvent de côté l’importance de la durée de notre voyage. Pourquoi vouloir toujours partir loin même lorsque l’on n’a pas le temps ? Vous savourerez certainement davantage un séjour à quelques kilomètres de chez vous. Alors, au delà de partir plus longtemps, je pense qu’il faut choisir notre destination en fonction du temps que l’on a devant nous pour en profiter. 

Notre expérience en Australie

En Australie, après 6 mois de road-trip à travers le pays, nous avons décidé de passer les 15 derniers jours à Sydney. Nous avons choisi de séjourner chez une famille pour la fin de notre voyage. Nous ne pensions pas que le voyage se terminerait ainsi et surtout que l’on rencontrerait une si belle famille. 15 jours ont suffit à créer des liens forts avec l’ensemble des membres de la famille. Une pensée toute particulière pour notre petit Solan qui venait nous réveiller tous les matins avec sa bonne humeur. Si nous n’avions pas pris ces 15 jours plus lents pour finir notre voyage nous n’aurions jamais rencontré cette extraordinaire famille, qui nous a appris de si belles choses sur la vie. 

Séjourner plus longtemps dans un lieu implique également moins de stress et de pression quant à savoir où dormir le lendemain. Je sais que ça peut rassurer beaucoup de personnes. Néanmoins, ne vous bloquez pas pour le reste de l’aventure et restez ouvert aux opportunités qui se présentent  à vous !

5 EXPÉRIENCES DE VOYAGES QUI M’ONT FAIT GRANDIR

5. Programmez des journées allégées

Pratiquer le slow travel, c’est vraiment ralentir, c’est accepter de suivre son rythme. Il n’est donc pas nécessaire de courir après le temps. On ne peut pas tout voir, on ne verra jamais tout ! Vous louperez toujours un site, une visite, un point de vue,… Plutôt que de vouloir tout voir rapidement et de façon superficielle, prenez le temps d’apprécier vraiment ce que vous avez choisi de découvrir.

Il est important de savoir ce qu’il y a à faire dans la destination que vous choisissez ; dans un premier temps parce que cela vous permet de valider ce choix et d’autre part car il va guider votre voyage. Mais, si j’avais un seul conseil à vous donner ne réservez pas tout avant le départ. Cela vous permettra de laisser la porte ouverte aux opportunités.

Notre expérience dans gorges du Verdon

Lorsque nous étions dans les basses gorges du Verdon, nous avons profité d’une journée slow ! Un matin on s’est réveillé au bord du lac de Quinson, nous avons pris le temps de déjeuner dans le calme du début de journée. Puis, je me suis installée confortablement face au soleil avec mon bouquin du moment (Bernard Werber – La boîte de Pandore). Yann quant à lui, a ouvert son magazine de vélo. Nous sommes restés là jusqu’à 11h. Quand nous en avions assez de ce temps calme, nous avons chargé la voiture et nous sommes partis pour de nouveaux horizons.

Au départ nous avions prévu de découvrir les basses gorges en canoë kayak, ça avait l’air génial, pourtant ce matin-là nous n’en avions pas envie. Nous nous sommes dit que ça pourrait être génial de revenir avec des amis ou de la famille pour leur faire découvrir. Ce n’est pas parce que nous sommes partis que c’était fini à jamais ! Nous reviendrons car nous avons aimé profondément cette destination.

DÉCOUVRIR LES GORGES DU VERDON

Le slow travel c’est ça : prendre le temps de découvrir mais aussi de s’écouter. C’est couper du quotidien et arrêter de regarder sa montre. Ne pas courir après le temps et les choses à faire, c’est prendre le temps de se reposer et de se ressourcer, de se reconnecter aux éléments et à soi.

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Munissez-vous de votre plus beau sourire tout au long du voyage. Il vous va si bien et en plus, il est communicatif. C’est votre arme secrète pour aborder plus facilement les habitants et autres voyageurs. Il participera à répandre de l’amour et de la bonne humeur partout où vous passez. En ces temps difficiles pour tous, le sourire est l’une de vos plus grandes forces.

Ne chargez pas trop vos valises. Partez avec l’essentiel, c’est parfois très confortable de n’avoir que ce dont on a besoin. Confortable pour l’esprit, confortable pour le dos et la place dans la voiture ou le train. Alors on emporte ce dont on a besoin et on ne se pose pas trop de question quant à la tenue du jour. Vous verrez que ce n’est pas si dur que ça. Il suffit de sauter le pas.

Enfin, on coupe son téléphone et on se déconnecte. Et oui, dans notre monde ultra-connecté, éteindre son téléphone fait le plus grand bien. Vous n’avez pas besoin de traiter vos mails pendant vos vacances, vous n’avez pas besoin d’être joignable 24h/24.

5 NOUVEAUX CONSEILS POUR VOYAGER LENTEMENT

Maintenant à vous de jouer, je ne le répéterai jamais assez, ne vous mettez pas la pression. Faites les choses petit à petit. Commencez par ce qui vous semble le plus simple. Si vous arrivez à faire le premier pas, les autres suivront tout naturellement. Changer de mode de vie et de voyage prend du temps et est parfois difficile, mais c’est aussi très gratifiant. Vous finirez par y prendre goût car vous allez vous faire du bien et faire du bien à Mère Nature !

Je vous souhaite un beau voyage lent !

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