Voyageurs responsables : témoignage d’Anaïs, voyage à vélo

par | 25 Juil 2021 | Interview - Voyageurs Responsables

Cette semaine j’ai la joie de recevoir Anaïs, qui nous parle de son expériences et des ses voyages à vélo ! Je suis très heureuse de l’accueillir sur mon blog, pour commencer car c’est une personne que je suis depuis le début d’Explo’Vert. D’autre part, c’est une fille au grand coeur et qui a un très beau témoignage à nous livrer sur le voyage à vélo. Si vous voulez en savoir encore plus sur elle, je vous invite à découvrir son blog voyage, son compte Instagram. Enfin, pour discuter rédaction web SEO, elle est joignable sur son compte Linkedin. Et maintenant je vous laisse la découvrir à travers son interview !

  • Décrivez-vous, qui êtes-vous, que faites-vous dans la vie ?

Hello, je suis Anaïs, 28 ans et je voyage rarement sans mon compagnon depuis 8 ans : Jérémy, 30 ans. Entre 2013 et 2016, nous avons respectivement passé 2 ans (pour moi) et 3 ans (pour Jérémy) en Suède, une super expérience qui nous a fait tomber amoureux des pays scandinaves et de leur culture proche de la nature. C’est aussi là-bas que nous avons commencé à voyager et à prendre goût à la découverte !

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Depuis notre retour en France en 2016, nous continuons à explorer le monde et essayons de limiter au maximum l’impact environnemental de nos voyages depuis 2019.

En mai 2021, nous avons quitté la région parisienne pour nous installer à Grenoble, dans le but de nous rapprocher de la nature, de la montagne et de vivre une vie un peu plus slow.

Jérémy est ingénieur en robotique et, de mon côté, je suis rédactrice web SEO indépendante depuis juin 2021. J’aide les entrepreneurs engagés pour la planète à renforcer le référencement naturel de leur site Internet et à augmenter leur trafic.

  • Selon vous, qu’est-ce que le voyage responsable ?

Pour nous, le voyage responsable, c’est d’abord s’interroger sur les motivations derrière son envie de voyager et donner une intention et un sens à son aventure.

L’idée est d’arrêter de penser le voyage en mode “bucket list” avec une liste de pays “à faire”. Nous trouvons qu’en changeant son état d’esprit de cette façon, on part en général moins loin et on trouve le dépaysement dans les expériences : dormir à la belle étoile, partir à l’aventure en randonnée itinérante à pied ou à vélo, faire du wwoofing, faire des stages de voile, de yoga, etc.

  • Depuis quand et comment êtes-vous sensibilisé au voyage responsable ?

C’est vraiment en 2019 que nous avons commencé à réfléchir à notre manière de voyager. Cette année-là, je cherchais un moyen d’échapper à mon job qui ne m’épanouissait pas du tout et à mieux me connaître. Je me disais qu’un long voyage était le moyen de faire cela : partir plusieurs mois, loin pour prendre le recul nécessaire.

En cherchant des destinations potentielles, je me suis retrouvée à lire des articles sur l’impact de l’avion, des road trips et à questionner mes habitudes de voyage. Notre idée initiale était de partir 6 mois visiter l’Asie du Sud-Est mais ni Jérémy ni moi n’y trouvions du sens. Il n’y avait pas de réelle intention derrière cette idée de voyage, à part de dire que nous étions partis en Asie.

Au gré de nos réflexions, le projet s’est transformé petit à petit en voyage à vélo depuis Hambourg en Allemagne jusqu’au cap Nord en Norvège. L’idée nous a tout de suite séduite, même si nous n’avions jamais voyagé à vélo ! Le voyage est devenu ce challenge sportif, ce défi pour nous dépasser et repousser nos limites, le tout dans les pays scandinaves que nous chérissons tant. Il a tout de suite pris son sens.

La mauvaise nouvelle, c’est que nous n’avons finalement pas fait ce voyage, dont le départ était prévu en mai 2020, à cause du Covid. L’occasion de partir ne s’est pas présentée depuis mais nous gardons ce rêve de parcourir la Norvège à vélo dans un coin de notre tête.

  • Quel voyageur étiez-vous avant de devenir un voyageur responsable ?

Nous étions des voyageurs compulsifs adeptes de road trip à toute allure. Pour te donner une idée, le 1er grand voyage que nous avons organisé en rentrant de Suède, c’était un road trip en Islande. Nous ne sommes partis que 10 jours et avons tout de même voulu faire le tour de l’île. Résultat : nous avons passé beaucoup (trop) de temps dans la voiture…

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Je garde tout de même un souvenir incroyable de ce road trip mais je me rends compte que tous les moments mémorables n’étaient pas sur la route. C’était plutôt les nuits sous la tente, les soirées sous les aurores boréales, les randonnées dans des endroits complètement déserts et au calme absolu, sans chant d’oiseau, bruissement de feuille ou bruit d’insecte.

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  • Comment définiriez-vous le voyage responsable ? 

La première chose à faire, comme nous l’avons dit plus haut, c’est de mettre une intention dans votre voyage, de prendre le temps de vous demander pourquoi vous partez à tel endroit. Si c’est pour vous imprégner d’une nouvelle culture, essayez de vous renseigner en amont sur les coutumes locales et de prévoir des activités pour vous mettre réellement en contact avec cette culture.

Ensuite, comme c’est le transport qui représente l’impact environnemental le plus important, la seconde question à vous poser, c’est : est-ce que je ne peux pas partir plus localement ? Quand votre voyage a une intention, il peut être plus simple de trouver une destination plus locale. Si c’est pour découvrir de superbes paysages et être au contact de la nature, avez-vous vraiment besoin de partir loin ? Même question si c’est pour vivre une aventure ou relever un challenge sportif ?

  • Comment vous définiriez-vous en tant que voyageur responsable ?

Nous ne sommes pas de parfaits voyageurs responsables, loin de là ! Mais nous faisons attention lorsque nous partons en voyage. Nous privilégions des destinations proches de chez nous si nous partons pour de courtes durées, faisons attention à notre production de déchets, essayons autant que possible de consommer local et choisissons de modes de transport doux comme le train et le vélo. Nous avons encore des progrès à faire sur la réservation d’hébergements éco-responsables, mais ce n’est pas toujours évident en voyage à vélo, où nous sommes moins flexibles qu’en road trip en voiture.

  • Quelle est l’action responsable dont vous êtes le plus fier en voyage ?

Sans hésiter, avoir commencé à partir à vélo ! C’est une façon de voyager vraiment incroyable ! Et c’est dit de la part de 2 personnes qui ne possédaient même pas de vélo avant 2019. C’est un mode de voyage accessible et modulable en fonction de ses envies : on choisit son niveau de confort, son budget, son degré de sport et d’aventure.

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On rencontre vraiment tout type de profil sur les véloroutes : des familles entières avec des remorques bien chargées, des personnes voyageant avec leurs animaux de compagnie, des retraités en vélo couché. Il y a aussi une belle solidarité entre voyageurs à vélo. C’est vraiment l’occasion de partager un bout de route, de discuter et de faire de belles rencontres !

  • Quels conseils donneriez-vous à d’autres voyageurs, pour réaliser un voyage responsable ?

D’abord, nous leur dirions de commencer par mettre une intention dans leur voyage, de savoir ce qu’ils recherchent, ce que cette aventure va leur apporter.

Ensuite, s’ils ont le courage, la seconde étape est d’éviter les solutions de facilité, et de bien préparer son voyage en amont : repérer les épiceries en vrac, les marchés dans les villes, la façon la plus écologique de rejoindre son lieu de vacances et de s’y déplacer.

Enfin, nous leur conseillerons de ne pas hésiter à sortir un peu de leur zone de confort en relevant un challenge humain, sportif ou autre. C’est vraiment ce qui permet de vivre une véritable aventure et d’avoir de jolis souvenirs de voyage en rentrant à la maison.

  • Quelles sont les meilleures applications pour voyager et  organiser vos voyages responsables ?

C’est peut-être un peu bête mais Oui.SNCF pour réserver un billet de train ou de bus et éviter de prendre l’avion ou sa voiture.

Nous utilisons aussi beaucoup Visorando pour choisir nos randonnées.

Notre application favorite quand nous partons à vélo reste Komoot. Elle est très bien pour voir les balades à faire dans le coin (il y a plein d’idées d’autres voyageurs sur l’application !). Elle est aussi parfaite pour planifier un itinéraire à vélo en amont.

Les 2 dernières ne sont pas des applications mais des sites Internet qui nous aident à préparer nos aventures à vélo : FranceVeloTourisme et Eurovelo pour trouver les principales véloroutes de France et d’Europe.

  • Racontez-nous une anecdote à propos de l’un de vos voyages !

Nous allons te raconter une anecdote de notre dernier voyage à vélo entre Chartres et Saint-Malo. C’est le jour où nous sommes arrivés au Mont Saint Michel donc le point final et un peu l’apothéose de la Véloscénie. Nous avons dormi la veille dans un camping à 15 km du Mont. Nous commençons donc à pédaler tranquillement le matin et là, il se met à pleuvoir des cordes.

Nous arrivons trempés et découvrons le Mont Saint Michel à moitié caché par une brume de pluie. Heureusement, le temps se découvre un peu plus tard. Nous continuons la route sur la Vélomaritime qui longe la côte. Le Soleil est là mais le vent aussi et il souffle sur nous à 70 km/h en pleine face.

Là commence une des plus longues après-midi de vélo de notre vie : nous faisons littéralement du 6 km/h. Pour couronner cette galère, nous n’avons rien à manger, le stress du couvre-feu à 19h et 50 km à parcourir pour atteindre le premier camping ouvert à Cancale

Nous avons pris un “raccourci” par le GR 34, normalement interdit aux vélos. Pour cause, Jérémy a dû porter nos 2 vélos chargés dans des escaliers. La belle galère !

Nous sommes finalement arrivés à Cancale à temps pour faire les courses et nous poser au camping avant la fermeture. Et c’est là que nous avons oublié tous nos soucis : le vent s’est calmé, notre tente est plantée face à la mer et nous avons même une petite bière à la main pour nous requinquer. Franchement, malgré toutes les péripéties de la journée, nous n’aurions échangé notre place pour rien au monde… C’est vraiment dans ces moments que nous nous rendons compte qu’il n’est pas nécessaire de partir bien loin pour vivre une aventure dépaysante !

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